La valorisation du capital immatériel

La plupart des modèles d’évaluation existants se heurtent au problème de la valorisation du capital immatériel de l’ entreprise. En effet comment valoriser un mode de management, une organisation, un système d’information, une politique d’innovation ?

 Nous avons choisi de prendre appui sur la méthode courante de calcul du Goodwill, qui vise à donner une valeur extra-comptable de l’entreprise et donc, implicitement, sa valeur immatérielle.

Les approches traditionnelles en matière d’évaluation d’entreprise prennent en compte un coefficient de capitalisation (effet multiplicateur). Ce coefficient (a) s’applique au résultat dégagé en surcroît d’une rémunération normale des capitaux investis. Ce coefficient résulte de la mesure du risque associé à l’entreprise (taux de rentabilité exigé) et de la durée d’espérance de maintien des résultats (cette durée dépend fortement du secteur d’activité).

Nous avons substitué à ce coefficient de capitalisation le coefficient immatériel global afin de prendre en compte les atouts de l’entreprise tant sur ses forces internes que sur sa capacité à faire face a son environnement : maîtrise des risques et notion de durée.

a = coefficient immatériel global
B = bénéfice net après impôts
t = taux de rémunération à moyen terme (ex : OAT à 10 ans)
Ao : actif net comptable
NB : si Ao ou si (B-(t*Ao)) est négatif, la formule ne s’applique pas directement.

calcul de la valeur immateriel

Nous avons substitué à ce coefficient de capitalisation (a) le coefficient immatériel afin de prendre en compte les atouts de l’entreprise, tant sur ses forces internes (maîtrise des risques) que sur sa capacité à faire face à son environnement (notion de durée).