Les richesses cachées

« Il est parfois instructif de comparer une société à un arbre. Le tronc, les branches et les feuilles, les parties visibles de l’arbre, correspondent à l’entreprise telle que le marché la perçoit, ce dont rend compte la logique comptable. Les fruits de l’arbre sont les profits de l’entreprise, récoltés par les investisseurs et consommés par les clients. La valeur cachée d’une entreprise, se sont les racines de l’arbre. Pour qu’il fleurisse et donne ses fruits, il doit être nourri par des racines fortes et saines. De la même façon que la qualité du fruit d’un arbre dépend de ses racines, la solidité d’une organisation commerciale et de son capital financier dépend de ses richesses cachées. Alimentez ces racines et l’entreprise fleurira, laissez-les s’atrophier ou s’abîmer et l’entreprise, aussi puissante soit-elle, s’affaiblira et mourra. »

Le capital immatériel de l’entreprise – Leif Edvinsson et Michael Malone

Avec l’apparition de la société d’information, à partir des années 80, on assistait au passage de la société et de l’économie matérielles à une société et une économie immatérielles. La montée de l’immatériel a été directement liée aux progrès des connaissances scientifiques et techniques. Cette évolution réduit l’importance de la force physique et des matières premières et conduit à des produits de plus en plus immatériels.

Les facteurs immatériels sont, de nos jours, plus importants que les facteurs matériels et financiers. Le développement dépend à présent de ressources illimitées : les connaissances et la  créativité nécessaire pour utiliser ces connaissances et en produire d’autres.

Du temps du Fordisme, c’est l’intelligence de quelques personnes qui définissait et programmait le travail des autres et elle suffisait pour faire fonctionner les organisations. Aujourd’hui, face à l’incertitude, à la complexité, à la nécessité de produire de la qualité, de répondre à un niveau d’exigence sans cesse croissant, c’est l’intelligence et le talent de l’ensemble des membres d’une organisation qui doivent être mobilisés en synergie.

De plus, les changements de l’environnement, les progrès techniques et la pression de la concurrence obligent à innover en permanence.

Il n’est donc pas si surprenant de constater que des phénomènes observables comme l’accélération du rythme des innovations, la généralisation et la diffusion des technologies de l’information et de la communication, la montée des qualifications requises par le système productif et les mutations du marché financier ont fait l’objet de nouvelles réflexions dans le cadre des théories de la société.

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